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Une semaine dans la vie d’une sage-femme au Québec

Lundi matin :

Je reprendrai ma garde à 8h30, suite à une fin de semaine de congé. À 8h00 je reçois un appel de Christine, ma co-équipière, qui me donne des nouvelles de nos clientes.

Elle a assistĂ© Ă  l’accouchement de Julie, samedi matin Ă  la maison de naissance, a revu mère et bĂ©bĂ© dimanche, et tout va bien. Annie a eu sa cĂ©sarienne vendredi pour un siège et aura probablement congĂ© de l’hĂ´pital aujourd’hui. Christine m’avise de certains appels qu’elle a reçus mais qui ne requirent pas de suivi de ma part. Elle prendra congĂ© pour 24 heures Ă  partir de 8h30, alors je change le message de mon tĂ©lĂ© avertisseur pour aviser les clientes de ma disponibilitĂ©.

9h00 arrivée à la maison de naissance pour une journée de consultations.

La première, Marie, est enceinte de 24 semaines. On parle de ses conditions de travail, des moyens qu’elle peut trouver pour se reposer lors de ses pauses. Elle exprime un sentiment de culpabilité causée par une certaine impatience envers ses enfants, et par son manque de temps pour se concentrer sur cette grossesse. On discute du soutien familial possible, maintenant et après la naissance, et du congé de paternité que pourra prendre Jacques, son mari.

Je lui donne de l’information sur le diabète gestationnel pour lui permettre de prendre une décision sur le dépistage offert.

L’examen de ses paramètres est normal. Elle reviendra dans 1 mois, et est au courant des moyens pour me rejoindre, au besoin. Après son dĂ©part, j’inscris le contenu essentiel de la rencontre dans son dossier.

Ă€ 10h00 je rencontre Jessica et son conjoint pour la première fois Ă  12 semaines de gestation. Je leur ai allouĂ© une heure et demi car il y a beaucoup de matière Ă  couvrir, et ils devront pouvoir poser leurs questions. Je prends note
de ses antécédents médicaux, familiaux, et sociaux; je leur explique les différents tests offerts; je fais des prélèvements sanguins, urinaires et gynécologiques; j’effectue un examen physique général; et je fournis à Jessica une ordonnance pour une échographie à 18 semaines, s’ils décident, suite à notre discussion, que cela fait partie de leurs choix pour la grossesse. Je termine la rencontre en leur donnant quelques conseils pour ce début de grossesse, de la documentation sur des services offerts dans la communauté, et les numéros de téléphone pour me rejoindre, avec les explications sur notre fonctionnement d’équipe.

Ă€ 11h30 je rencontre Mireille, accompagnĂ©e de sa fille de 12 ans qui espère assister Ă  la naissance. Maintenant Ă  37 semaines de grossesse, Mireille vient Ă  chaque semaine, me consultant en alternance avec Christine, pour s’assurer de bien connaĂ®tre celle qui l’assistera Ă  l’accouchement. Tout va bien aujourd’hui.

Ma première cliente de l’après-midi arrive avec 30 minutes de retard pour son rendez-vous de 2 semaines postnatales.

Elle me dit que son bébé pleurait de faim et elle ne pouvait partir à l’heure. Puisqu’elle rapporte des difficultés d’allaitement je ne peux raccourcir la rencontre et dois demander à la secrétaire de retarder les suivantes. Finalement nous réussissons à bien installer le bébé au sein, et, comme il a bien repris son poids de naissance, mère et bébé quittent mon bureau heureux, avec des instructions d’appeler en cas de difficultés.

Le reste de la journée se passe sans complications mais, avant de quitter, je dois retourner 4 appels téléphoniques reçus au bureau pendant la journée, compléter mes dossiers, classer des résultats de laboratoire reçus, et, finalement, appeler une femme dont l’hémoglobine est à 103g, pour l’aviser qu’elle devra prendre un supplément de fer. De plus, une révision avec elle des sources alimentaires, ainsi que des conseils pour aider l’absorption du fer, s’avèrent nécessaires.

Je quitte la Maison de naissance à 18h30 pour passer ma soirée à la maison. Je me couche à 22h30. Mon réveil matin est programmé pour 7h00 du matin et, à côté de mon lit, j’ai placé mon télé avertisseur, mon téléphone, du papier et un crayon.

Mardi matin Ă  4h30. «  Beep-beep, beep-beep Â»  me rĂ©veille. J’appelle le numĂ©ro indiquĂ© pour trouver une collègue, Marie-Claude, au domicile d’une secondigeste Ă  38 semaines qui commence Ă  avoir envie de pousser. Je saute dans mes habits, m’assure d’avoir en main les directions pour me rendre et quitte mon appartement en vitesse. Je dois gratter les vitres givrĂ©es de ma voiture avant de prendre la route, et j’espère arriver Ă  temps.

5h05. J’arrive chez la femme et trouve que tout est prĂŞt, le premier enfant est au salon avec ses grands-parents, et le couple est installĂ© sur leur grand lit, accompagnĂ© de Marie-Claude qui leur parle calmement. Je vĂ©rifie que le matĂ©riel d’urgence est fonctionnel et que des couvertures chaudes sont Ă  la portĂ©e de la main. Je me charge de vĂ©rifier le cĹ“ur fĹ“tal et d’écrire les notes au dossier.

Après quelques contractions un petit garçon est né dans la douceur, accueilli par son père qui le place sur le ventre de sa mère. Il respire spontanément, je l’essuie doucement, lui mets deux couvertures chaudes et un bonnet, puis le laisse tranquille avec ses parents, tout en y jetant un coup d’œil de temps en temps.

Marie-Claude donne au père les ciseaux Ă  couper le cordon, une fois les battements cessĂ©s, et le placenta est expulsĂ© spontanĂ©ment 12 minutes après la naissance. La vĂ©rification des voies gĂ©nitales de la mère Ă  l’aide d’une lampe portative permet Ă  Marie-Claude de constater qu’aucune suture ne sera nĂ©cessaire.

En s’assurant que l’utérus est ferme et les saignements normaux, nous laissons la famille seule à faire connaissance avec le bébé, pendant que nous remplissons le dossier et les documents nécessaires sur la table de la cuisine. Une petite visite périodique à la chambre permet de confirmer que mère et bébé vont bien et que l’allaitement a bien débuté.

À 6h20 je quitte, en laissant Marie-Claude avec la famille pour continuer la surveillance du post-partum immédiat, incluant l’examen physique du nouveau-né.

Je retourne chez moi, prends une douche, déjeune et appelle Christine à 8h15 pour lui donner les nouvelles. Il est convenu que, puisqu’elle consultera toute la journée, je ferai les visites à domicile prévues.

Ă€ 8h40 je pars pour faire les visites postnatales, la première chez Julie et Paul, qui ont accueilli leur 3e garçon samedi, et la 2e chez Annie qui a quittĂ© l’hĂ´pital hier après sa cĂ©sarienne vendredi.

Chez Julie tout se passe bien, je prĂ©lève du sang au talon du bĂ©bĂ© pour le test du PKU, et après mes examens, je rĂ©ponds aux questions du couple. Je les avise que Christine fera une prochaine visite jeudi s’ils n’ont pas de problème entre-temps.

Chez Annie je la dĂ©couvre debout, habillĂ©e, en train de stĂ©riliser des biberons « au cas oĂą Â». Elle m’avise, la larme Ă  l’œil, que son bĂ©bĂ© ne semble pas satisfait de son lait. Son conjoint, Luc, est parti Ă  la pharmacie pour acheter de la formule. Je passe les prochaines deux heures chez eux. Je dois leur donner beaucoup d’information, de la rassurance et de l’aide pratique pour la mise au sein. J’insiste sur l’importance du repos et du soutien, ainsi que sur les besoins du bĂ©bĂ©, souvent dĂ©rangĂ© après une cĂ©sarienne. Lors de mon dĂ©part, le bĂ©bĂ© a bien tĂ©tĂ© au sein, les parents sont plus calmes, et Luc dit qu’il appellera sa mère pour de l’aide avec les repas. Ils savent que je reviendrai au besoin et comment me rejoindre.

À 14h00, je rentre chez moi pour dîner et pour me reposer. Je ne reçois aucun appel ce jour.

À 19h00, j’appel chez Annie prendre des nouvelles. La mère de Luc m’avise que les trois sont couchés et que le bébé avait très bien bu pendant une heure, qu’on pouvait l’entendre avaler et qu’Annie semble très rassurée.

Je me couche Ă  21h00, espĂ©rant bien dormir.

Mercredi Ă  9h00, je dĂ©bute une matinĂ©e de consultations prĂ©natales, oĂą 45 minutes sont consacrĂ©es pour chacune, sauf dans le cas de Jeanne, qui est Ă  38 semaines de grossesse, me connaĂ®t bien et n’a jamais de questions. Je lui ai allouĂ© 30 minutes pour vĂ©rifier les paramètres et pour nous permettre une courte discussion sur les signes du travail et ses prĂ©paratifs.

Après avoir terminĂ© mes dossiers, je trie mon courrier, vĂ©rifie et classe des rĂ©sultats de laboratoire, retourne un appel pour une question de mi-grossesse, et va dĂ®ner Ă  la cuisine de la Maison de naissance en compagnie de quelques collègues.

La réunion d’équipe se passe de 13h15 à 16h30. Toutes les sages-femmes, plus 3 étudiantes sages-femmes, sont présentes.

Ă€ l’ordre du jour 

  • la prĂ©sentation de situations cliniques particulières. GĂ©nĂ©ralement ceci peut ĂŞtre pour demander l’avis des autres sages-femmes, pour rapporter une complication ou un transfert de soins ou pour partager une information recueillie lors de recherche pour un cas clinique et qui pourrait ĂŞtre d’intĂ©rĂŞt gĂ©nĂ©ral.
  • des dĂ©cisions Ă  prendre sur l’organisation des Ă©quipes,
  • une communication Ă  prĂ©parer pour les intervenants du rĂ©seau local de services de santĂ©,
  • des discussions suscitĂ©es par la lecture de rĂ©sultats d’une Ă©tude sur l’accouchement vaginal après cĂ©sarienne.

Après la réunion je retourne un appel d’Annie qui me dit que tout va bien mais demande conseil pour l’engorgement de ses seins. Ceci fait, je le note au dossier et pars chez moi, en passant par l’épicerie.

Jeudi j’ai des consultations prĂ©- et postnatales de 9h00 Ă  14h00 Ă  la maison de naissance. Ensuite j’emporte avec moi un paquet prĂ©parĂ© de matĂ©riel pour un accouchement Ă  domicile que je laisserai chez Marianne. Elle est Ă  36 semaines de grossesse et attend son premier bĂ©bĂ©. Tel que requis par règlement au QuĂ©bec elle a Ă©tĂ© avisĂ©e des avantages et des inconvĂ©nients des diffĂ©rents lieux possibles pour son accouchement et a choisi son domicile. J’y fais donc une visite
prénatale et lui offre des conseils pour sa préparation. J’en profite pour apporter à l’avance certains éléments de notre kit pour l’accouchement ce qui m’évitera de toujours tout apporter avec moi.

La visite se passe comme d’habitude avec les paramètres obstétricaux et une discussion sur son bien-être en fin de grossesse, puis s’y ajoute la vérification des lieux, l’accès, les sorties, etc. ainsi que le matériel qu’on lui a demandé de fournir. La semaine prochaine son rendez-vous sera avec Christine à la maison de naissance.

Ma journée se termine à 17h00 avec un appel à Christine avant de fermer mon télé avertisseur et de changer le message, avertissant les clientes que je serai en congé pour les prochaines 24 heures.

Vendredi Je reprends la garde à 17h00, en m’informant des clientes de Christine qui prendra son congé de 3 jours.

Dans la soirée je ne reçois aucun appel et profite pour rencontrer des amis et aller au cinéma.

Samedi Un appel à 7h10 de Marianne me réveille. Elle croit avoir eu une perte de liquide amniotique, mais au questionnaire il est évident qu’elle aurait perdu seulement des sécrétions gélatineuses. Elle n’a pas de contractions alors je lui donne les conseils habituels, la rassure, et me prépare pour ma journée. Je n’ai pas de visites prévues pour la journée, mais sais qu’il y a de bonnes chances qu’une de mes collègues me demande pour l’assister à un accouchement. Ce sera donc une matinée de ménage léger en attendant.

Vers 10h, Annie m’appelle pour demander si c’est normal que son bĂ©bĂ©, qui a très bien bu toute la soirĂ©e, et encore Ă  4h00 du matin, ne s’est pas encore rĂ©veillĂ© ce matin. Après avoir posĂ© toutes les questions me confirmant qu’il est en pleine forme, je la rassure. En fin de conversation elle m’avise qu’il commence Ă  se rĂ©veiller. Elle fera un rendez-vous Ă  la maison de naissance pour une visite Ă  10 jours postnatals, mais pourra toujours m’appeler si inquiète.

Ă€ 14h25 Isabelle, une collègue, me tĂ©lĂ©phone. Elle est Ă  la maison de naissance avec Jennifer, une primigeste Ă  terme qui est Ă  9cm. de dilatation, et Isabelle croit que le bĂ©bĂ© naĂ®tra bientĂ´t. Je me rends, avise Isabelle de ma prĂ©sence, et 30 minutes plus tard on m’appelle Ă  la chambre. Le bĂ©bĂ© est maintenant visible Ă  la vulve lors des poussĂ©es, et il naĂ®t après 25 minutes de contractions. Il va bien mais la mère saigne un peu plus que la moyenne lors de la dĂ©livrance placentaire. Isabelle, en massant l’utĂ©rus, me demande de donner une injection d’Ocytocin. Ceci fait, le saignement devient normal, l’utĂ©rus est bien contractĂ© et les pertes sanguines estimĂ©es Ă  500ml. Tout se passe bien par la suite, et Jennifer ne requiert pas d’autre intervention, sauf pour quelques sutures d’une petite dĂ©chirure pĂ©rinĂ©ale du 2e degrĂ©. Isabelle s’en occupe pendant que je remplis le dossier et les papiers lĂ©gaux. L’aide natale de la maison de naissance apporte Ă  Jennifer du jus et une assiette de fruits et fromage. Une aide-natale restera sur place pour offrir du soutien Ă  la famille après le dĂ©part d’Isabelle qui aura assurĂ© les soins des premières trois heures. La famille pourra rester jusqu’à 24 heures après la naissance. Je quitte la maison de naissance vers 17h30 et retourne chez moi pour me prĂ©parer Ă  rejoindre mes enfants Ă  la fĂŞte d’anniversaire d’un cousin.

Me préparant à me coucher à 23h, je reçois un appel de Marianne qui rapporte des contractions peu douloureuses aux 5 minutes depuis 21h30. Elle n’a pas d’autres signes, sent bien les mouvements fœtaux et dit bien tolérer les contractions. Son conjoint, Sean, est présent et elle me dit qu’il est très occupé à préparer tout pour l’accouchement. Elle se sent confiante et plus calme que lui, me dit-elle!

Comme son travail n’est qu’au dĂ©but ou pourrait mĂŞme s’arrĂŞter, je lui donne des conseils de dĂ©tente, et lui propose d’essayer de se coucher, en expliquant Ă  Sean que ce n’est peut-ĂŞtre qu’un Â« faux-travail Â». Elle sait qu’elle peut me rappeler en tout temps.

Je réussis, après 20 minutes de lecture, à m’endormir.

Dimanche

Un appel de Sean me réveille à 4h10, m’avisant que Marianne avait dormi pendant 2 heures et a maintenant des contractions aux 3-4 minutes douloureuses depuis une heure. Je parle avec Marianne pour confirmer son travail et pour l’aviser que j’arriverai chez elle dans une demi-heure.

J’appelle Caroline, une étudiante sage-femme de premier stage, que Marianne a déjà rencontré avec Christine et dont elle a accepté la présence à l’accouchement. Je me prépare à passer plusieurs heures hors de chez moi.

Chez Marianne, elle est assise au salon avec un coussin chauffant au bas du dos. Je fais l’évaluation pour trouver qu’elle est en dĂ©but de phase active, Ă  3.5cm de dilatation, avec un col mince, souple et les membranes intactes. La tĂŞte du bĂ©bĂ© est Ă  station 0 et le cĹ“ur fĹ“tal est normal. Tous les autres paramètres sont normaux Ă©galement.

Marianne, ayant choisi de faire le dépistage du Streptoccoque B et se trouvant porteuse, recevra des antibiotiques pendant le travail, alors je révise et démontre à Caroline la technique pour installer une intraveineuse. Marianne a des contractions douloureuses et le soutien que je lui offre est un bon exemple pour Caroline qui, jusqu'à présent, n’a assisté qu’à deux accouchements rapides.

Le travail progresse bien mais lentement et Sean nous offre Ă  dĂ©jeuner vers Ă  8h00, que nous acceptons volontiers, mĂŞme si je me suis apportĂ© des noix et des fruits Ă  grignoter.

Vers 14h00, pour lui permettre de planifier son temps, j’avise Marie-Claude que je suis avec une femme en travail Ă  domicile, et que je l’appellerai plus tard pour m’assister. Elle a dĂ©jĂ  en main les directions pour se rendre.

Marianne prend des bains rĂ©gulièrement en alternance avec des pĂ©riodes oĂą elle marche dans la maison, s’accroupissant ou se penchant vers l’avant pendant les contractions. On l’encourage Ă  s’hydrater et Ă  manger un peu. Sean lui est d’un bon soutien et nous lui laissons sa place auprès de Marianne Ă  moins qu’elle nous demande de l’aider.

Ă€ 15h00 Marianne est Ă  8 cm et la tĂŞte est Ă  +2. Ă€ 15h40 elle sent une pression au rectum, et pendant une forte contraction perd une bonne quantitĂ© de liquide amniotique clair. La vĂ©rification du cĹ“ur fĹ“tal est normale et après quelques contractions Marianne fait des poussĂ©es involontaires.

Marie-Claude est en route, et Caroline et moi faisons les dernières prĂ©parations pour l’accouchement. Marianne pousse pendant 50 minutes avant de donner naissance Ă  AurĂ©lie, qui prend quelques secondes pour pousser son premier cri, mais nous dĂ©montre ensuite qu’elle est en pleine forme avec un Apgar Ă  10. La dĂ©livrance spontanĂ©e et les pertes sanguines sont normales, l’utĂ©rus bien contractĂ© et le bĂ©bĂ© cherche dĂ©jĂ  le sein. Alors nous aidons Marianne Ă  s’installer confortablement et l’encourageons Ă  permettre au bĂ©bĂ© de le trouver Ă  son rythme. Ceci bien rĂ©ussi, et tout Ă©tant sous contrĂ´le, nous allons nous occuper de la paperasse dans une autre pièce pour respecter l’intimitĂ© du couple.

À l’inspection des vois génitales je vois qu’il n’y a qu’une lacération du premier degré qui ne nécessitera pas de points.

Marie-Claude part Ă  la rencontre d’une femme qui vient de l’appeler pour une perte de liquide Ă  terme. Caroline m’assiste pendant mon examen du bĂ©bĂ© et nous quittons 3 heures après la naissance après avoir donnĂ© les conseils habituels.

Me couchant à 22heures, je dois lire un peu pour me détendre avant de dormir. Personne ne m’appelle dans la nuit.

 

Lundi matin je commence une nouvelle semaine avec une journée de consultations……

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